Battlestar Galactica

 

BATTLESTAR GALACTICA, C'EST QUOI ?

Une série de science-fiction sur 4 saisons (73 épisodes). Elle débuta en 2004 aux Etats-Unis. Battlestar Galactica est une série dérivée de Galactica (1978), dont elle reprend la principale trame scénaristique. Elle narre la fuite et la quête de la Terre Mythique d'une poignée de navires, dont un vaisseau de guerre qui allait se retrouver au rebus, le Battlestar Galactica. 12 colonies humaines (sur 12 planètes portant les noms des signes astrologiques) ont été attaquées et dévastées par les cylons, robots humanoïdes créés par l'homme puis s'étant rebellés. 

 

BATTLESTAR GALACTICA, C'EST POUR QUI ?

Bien plus qu'une série de science-fiction et très largement supérieure à la série originale dont elle reprend pourtant le pitch, Battlestar Galactica s'adresse à tous les fans de séries ultra-réalistes et d'action trépidante. Pas d'extra-terrestres ni de paranormal ici mais des questions profondément existentielles, des rapports de force constant, des problèmes militaires et politiques, le tout agrémenté de rebondissements incroyables.

 

LES PERSONNAGES PRINCIPAUX :

William "Husker" Adama (Edward James Olmos) : Le commandant du Battlestar Galactica.

Laura Roslin (Mary McDonnell) : Ancienne ministre sur Caprica, devenue par la force des choses la présidente des rescapés.

Kara "Starbuck" Thrace (Katee Sackhoff) : Pilote d'exception sur Viper (chasseurs intercepteurs). 

Lee "Apollo" Adama (Jamie Bamber) : Fils de William Adama et pilote de Viper.

Gaïus Baltar (James Callis) : Personnalité scientifique controversée, responsable en partie du génocide sur Caprica.

Numéro Six (Tricia Helfer) : Une des cylons entièrement à l'image de l'homme et sorte de conscience de Baltar.

Numéro Huit (Grace Park) : Cylon entièrement à l'image de l'homme et inflitrée à bord du Galactica. 

Saul Tigh (Michael Hogan) : L'officier en second du Galactica, miné par des problèmes d'alcool et de mariage. 

Galen Tyrol (Aaron Douglas) : Le chef de pont, responsable de l'entretien des Vipers. 

 

LES POINTS FORTS DE LA SERIE :

Pour appréhender la série sans la connaître, essayez d'imaginer les vieux "Galactica" revus et corrigés à la sauce 24 heures chrono. De 24, elle reprend le style très nerveux, avec des jeux de zoom agressifs, notamment pour les plans dans l'espace, et des vues "caméra sur l'épaule" dans les intérieurs. Les fins à suspens sont très nombreuses, combinées à des retournements de situation totalement inattendus. On se dit souvent, à la fin d'un épisode : "Non ! Ils ont osé faire ça!"

La qualité des effets spéciaux est à souligner, renforçant le sentiment de réalisme et d'immersion. Les combats spatiaux sont grandioses, les jeux d'éclairages sur les différentes planètes très bien faits, les cylons eux-mêmes ont un excellent rendu. Tout est fait pour qu'on y croit vraiment. 

Le propos est totalement à l'opposé d'autres séries de science-fiction, comme Star Trek. Ici, l'humanité est traquée. L'ennemi est sa propre création. Un génocide quasi complet reflété par le nombre de survivants sur un tableau tenu par la présidente. Une situation noire qui ne laisse que très peu de place à l'espoir jusqu'à la fin de la série, un peu plus surprenante que ce à quoi on aurait pu s'attendre. 

Le jeu des acteurs est pour beaucoup dans la qualité constante de la série, surtout que rien n'est jamais figé. On va tour à tour admirer puis détester William Adama, mépriser la présidente pour telle décision pour découvrir plus tard qu'elle avait raison, se moquer de Starbuck, l'encenser puis s'apitoyer sur elle. 

Les scénarios, tous rattachés à la trame principale, offrent un éventail surprenant de thèmes où le jeu politique, les choix militaires et les cas de conscience ont la part belle. Des références à l'occupation, des trahisons incroyables, des choix basés sur la foi (avec une religion inconnue sur Terre), des éléments de résistance et le point de vue des cylons souvent mis en exergue vers la fin de la série, voilà une partie de ce qu'on trouve dans Battlestar Galactica. 

Trois films accompagnent le tout, tous excellents. Le premier est à voir absolument avant de débuter car il explique le génocide sur les 12 colonies et l'amorce des relations complexes entre les différents protagonistes. Les deux suivants sont plus "dispensables" mais très bien faits. Razor offre une vision plus personnelle avec une héroine qui n'apparait pas dans la série et le dernier, "Le Plan", explique la série du côté des cylons. 

Un dernier mot sur le générique, atypique pour les productions de la même époque, mais vraiment accrocheur. 

 

LES POINTS FAIBLES DE LA SERIE : 

Difficile de faire une série de 4 saisons sans aucun temps mort. Donc, paradoxalement, certaines scènes paraissent longuettes même si elles restent excellentes. 

Encore que cela ne soit pas une critique, regarder Battlestar Galactica fait forcément réfléchir sur ce que nous sommes en tant qu'êtres humains et on se prend parfois nos propres travers dans la figure tant les scènes sont réalistes. Sans aucun manichéisme, on se surprend à nous mépriser nous-mêmes au travers de ces personnages à la fois attachants et détestables. Mesquineries politiques et secrets sales militaires... Voilà qui peut en rebuter certains. 

 

AU FINAL  :

Battlestar Galactica reprend intégralement le pitch de la série de 1978, jusqu'aux noms des principaux protagonistes et à la structure du navire. Mais toute comparaison s'arrête là. Profondément noire et invitant sans cesse à l'introspection, elle fait le corrélaire avec des situations passées comme actuelles, usant d'une approche très dynamique, nerveuse et surtout réaliste. Une série à part, encensée par les critiques comme par le public, elle est visible même par ceux qui n'apprécient pas la science-fiction. 

 

L'avis de Charlotte S. :

D'accord, c'est une série d'action et de science-fiction. Mais, franchement, on regarde de la science-fiction pour se laver la tête des problèmes du quotidien, pas pour les revivre sous une autre forme. A force de ne pas avoir de vrai héros (dans le sens chevalier blanc), on finit par déprimer en se disant que le monde est peuplé de salopards manipulateurs. A éviter, si vous ne voulez pas finir sous anti-depresseurs. 

 

L'avis d'Armand A. :

Pour avoir connu la série originale (et oui, je ne suis plus tout jeune), je peux dire qu'on se prend une véritable claque visuelle et scénaristique. B.G. a été encensé par les critiques et c'est amplement mérité. Je m'attarderais sur les aspects sombres de la nature humaine, ici parfaitement travaillés au travers d'histoires rappelant les heures les plus noires de l'occupation (avec les collaborateurs et les résistants). Une vraie réussite métaphorique.

 

L'avis de Philippe B. :

Oui, on peut aimer Star Trek et Battlestar Galactica ! Même si ces deux séries sont opposées, elles ont chacune leurs qualités propres. Et, franchement, B.G. (non, ça ne veut pas dire Beau Gosse) est le summum en matière de science-fiction réaliste, avec des acteurs au top, des scénarios de fou et des effets spéciaux magnifiques. Je crois que même les réfractaires à la SF peuvent s'y risquer. Enjoy. 

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