
Une série fantastique sur 4 saisons (78 épisodes). Elle débuta en 2006 aux Etats-Unis et narre les aventures de plusieurs personnes se découvrant des super-pouvoirs. Le concept de super-héros y côtoie des aspects plus "humains".
Il faut être intéressé par le fantastique pour pouvoir apprécier Heroes, la série tablant largement sur les super-pouvoirs. L'univers des super-héros (comme dans les Marvel) n'est pas véritablement ancré dans la culture européenne, comme cela peut l'être en Amérique du nord ou au Japon.
Peter Petrelli (Milo Ventimiglia) : Cadet de la famille Petrelli. Idéaliste et passionné. A le pouvoir du "caméléon" (imite d'autres super-pouvoirs).
Matt Parkman (Greg Grunberg) : Policier sans grande envergure mais intègre. A le pouvoir de lire les pensées et plus tard d'influer sur elles.
Claire Bennet (Hayden Panettiere) : Fille adoptive de la famille Bennet et Pom-Pom girl. A le pouvoir de régénération.
Nathan Petrelli (Adrian Pasdar) : Aîné de la famille Petrelli, homme politique qui vise la présidence. A le pouvoir de voler.
Hiro Nakamura (Masi Oka) : Jeune japonais hériter d'une riche famille et doué d'un grand sens de l'honneur. A le pouvoir de contrôler le temps.
Niki Sanders/Tracy Strauss (Ali Larter) : Deux des triplées issues d'expériences. La première possède un double maléfique, la seconde contrôle la glace.
Mohinder Suresh (Sendhil Ramamurthy) : Fils d'un savant indien qui veut continue les travaux de son père, mort. Sans pouvoir au départ.
Noé Bennet (Jack Coleman) : Agent chargé de dénicher les "spéciaux". Père adoptif de Claire Bennet. Sans pouvoir.
Gabriel "Sylar" Gray (Zachary Quinto) : Jeune homme perturbé, meurtrier de sa mère et "méchant" de service. Peut "apprendre" les pouvoirs des autres en découpant leurs crânes pour fouiller leurs cerveaux.
Ando Masahashi (James Kyson Lee) : Meilleur ami de Hiro. Sans pouvoir au départ.
Angela Petrelli (Cristine Rose) : La mère de Peter et Nathan, femme manipulatrice. Possède un pouvoir de prescience via des rêves.
Avec l'arrivée et le succès des films de super-héros (notamment de l'écurie Marvel) au cinéma, la télévision n'a pas attendu pour offrir deux séries assez différentes sur le sujet : Les 4400 et Heroes. Cette dernière pioche allégrement dans la culture des super-héros, allant parfois même jusqu'à s'auto-parodier d'une manière plutôt fine et intelligente.
La première saison offre tout ce que la série peut proposer de meilleur : une histoire parfaitement bien construite, pas trop alambiquée, centrée sur quelques personnages hauts en couleur, au premier titre duquel apparait Sylar, le méchant. Certainement la meilleure trouvaille, Sylar est interpreté par un excellent acteur : Zachary Quinto (le futur Monsieur Spock dans le "Star Trek" d'Abrams). L'intrigue progresse suivant une pyramide ascentionnelle qui mènera à un regroupement de tous ces gens pourvus de super-pouvoirs, jusqu'à l'élimination du super-vilain Sylar, au terme d'un combat épique et du sacrifice d'une vie, bien entendu.
Le personnage de Sylar reviendra d'ailleurs dans les quatre saisons, en malfaiteur de plus en plus "sympathique" jusqu'à sa rédemption annoncée, puisqu'il est l'un des sauveurs face à Samuel Sullivan.
Les effets spéciaux sur l'ensemble des quatre saisons sont soignés et souvent bluffants. Ils ne sont par suremployés et permettent quelques scènes très bien amenées et spectaculaires, ce que l'on recherche forcément dans ce genre de séries.
On retrouve également une galerie assez impressionnante de personnages plus secondaires ayant des super-pouvoirs souvent originaux. L'histoire de la belle Daphné, dans la saison 3, est plutôt émouvante et la métaphore avec son pouvoir de rapidité vraiment lisible. Le super-vilain de la dernière saison, Samuel Sullivan et son cirque ambulant, est également intéressant de par son humanité, les raisons et les choix qui l'ont poussés à devenir ce qu'il est.
On pourrait presque dire que Heroes souffre d'un syndrome inverse aux spin-off de Star Trek. Sa première saison est de très loin la meilleure, les suivantes quoique non dénuées d'intérêt, sont largement moins bien structurées (la quatrième rattrape cependant un peu les deux précédentes). Et c'est tout à fait dommageable au point de se dire qu'une seule et unique saison aurait peut-être suffi.
Le premier problème est l'éparpillement des principales intrigues et la prolifération de petites histoires annexes. Bien sûr, ces histoires secondaires aident à rendre plus attachant chacun des personnages mais lorsqu'il y en a trop, on s'y perd. D'autant que de bonnes ouvertures se concluent parfois de manière très décevantes, comme les héros venant du futur prévenir leurs alter-égos des dangers qui les guettent. Un coup d'épée dans l'eau puisque ce concept n'est quasiment pas exploité.
De nombreuses incohérences viennent aussi gâcher le plaisir et cela même alors que certaines scènes à priori étranges au départ trouvent ensuite leur justification. De quoi obtenir des histoires vraiment trop alambiquées.
Enfin, la série s'arrête net alors qu'elle devrait se poursuivre, frustration supplémentaire pour les fans.
Heroes est une série qui a vraiment surpris les téléspectateurs lors de la diffusion de sa première saison, excellente de bout en bout, bien orchestrée et bien écrite. Des personnages sympathiques, pas trop stéréotypés, un univers de super-héros somme toute assez proche de celui qu'on connait, de l'humour par petites touches. Hélas, la suite n'a pas tenu ses promesses, souvent trop complexe, avec une mutliplication d'histoires dans les histoires principales, n'amenant pas grand chose sinon de la confusion. Elle peut plaire tout de même, surtout si on aime les super-pouvoirs.
L'avis de Charlotte S. :
Je suis comme pas mal de gens, j'ai bien aimé la première saison et j'ai totalement décroché ensuite. J'ai vraiment eu l'impression qu'ils essayaient de faire du fric en pressant le citron jusqu'au bout. Et quand ça n'a plus rapporté assez, ben ils ont jeté ce qu'il restait. Pas beau, la politique du pognon à tout prix... Pas beau du tout !
L'avis d'Armand A. :
Heroes propose une lecture assez innovante de l'univers des super-héros, ne se concentrant pas seulement sur une personne (ou un groupe de personnes) mais bien sur un nombre plus élevé de candidats, pas forcément amis, et luttant tout à la fois contre un ennemi commun et pour demeurer dans l'ombre. Les trames principales, quoique pas toujours abouties, traitent de problèmes bien "humains".
L'avis de Philippe B. :
Pour moi, on dira ce qu'on voudra, Heroes est largement mieux que les 4400 et restera dans les annales des séries des années 2000. Je pense qu'on a pas laissé à Tim Kring, le créateur, toute la lattitude qu'il aurait voulu pour bien l'exploiter mais les thèmes abordés sont excellents et chacune des quatre saisons a ses qualités propres. Et un gros +1 pour Sylar.